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Que contenait votre fonds euros à fin 2016 ?

D     A Denis Lapalus


Fonds en euros : des obligations, mais pas seulement !

Sur la base d’une observation de fonds en euros, Gvfm a calculé la moyenne de leurs allocations. Sans surprise la poche obligataires reste encore largement majoritaire. L’effet d’inertie est important sur ces fonds. Néanmoins, les obligations sont moins nombreuses qu’en 2015 (81.50% en 2016 vs 82.40% en 2015). La poche actions a prend sensiblement de la place (8.50% contre 8.40%). Mais ce sont bien évidemment les investissements dans l’immobilier qui ont vu leur part augmenter le plus sensiblement. Ces premiers passent ainsi de 5.30% en 2015 à 5.80% en 2016. Rappelons tout de même que les fonds en euros classiques ne sont pas des fonds en euros immobiliers ! Et bien, même dans les fonds en euros classiques, l’immobilier est de plus en plus important. Pas forcément une bonne nouvelle pour celles et ceux qui anticipent une baisse de ce marché. Mais les gestionnaires connaissent bien leur métier, le risque est géré.

Détail de la ligne obligataire moyenne : 65% d’obligations d’entreprise, 35% d’obligations d’Etat. Depuis quelques années, la part des obligations d’entreprise ne cesse logiquement d’augmenter. Les rendements des obligations d’entreprises étant supérieurs à ceux des Etats souverains. Mais elles sont, de fait, également plus risquées...

Composition moyenne des fonds euros classiques à fin 2016

Toutes ces obligations, et le risques de remontée de taux d’intérêts ?

Les épargnants connaissant les obligations savent pertinemment que les cours des obligations à taux fixe baissent quand les taux montent. Il paraît surprenant qu’à l’aube de la hausse de taux tant attendue, les gestionnaires restent aussi largement investi en obligations. Mais il faut bien comprendre qu’un fonds en euros, est, du point de vue du gestionnaire, un placement à long terme. Les obligations sont donc conservées jusqu’à leurs échéances. Le risque de chute de cours n’est donc pas présent pour ces portefeuilles. D’où la raison majeure pour investir sur des obligations dont le risque de défaut de l’émetteur est le plus faible possible, en l’occurrence, des obligations d’Etat de la France. Les assureurs absorbent ainsi pas moins de 40% du total de la dette française émise. Et oui, ce sont donc bien vous et moi, les épargnants qui finançons le déficit abyssale de notre pays...

(Source des données pour la composition moyenne des fonds en euros classiques : GoodValueforMoney.eu)